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De combien peut-on augmenter le loyer au Canada? Les règles de hausse par province

La directive de hausse de loyer 2026 et le délai de préavis pour chaque province canadienne dans un tableau en langage clair : qui plafonne le loyer, qui ne le fait pas, et votre mise en garde.

CourtStairs Team· Équipe de contenu juridique··10 min de lecture
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En résumé : Il n'y a pas de réponse unique à « de combien mon loyer peut-il augmenter? » au Canada — c'est établi province par province. Pour 2026, les provinces qui plafonnent le loyer ont publié des directives : Ontario 2,1 %, Colombie-Britannique 2,3 %, Manitoba 1,8 %, Île-du-Prince-Édouard 2 %, et Nouvelle-Écosse jusqu'à 5 %. D'autres — l'Alberta, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick, et Terre-Neuve-et-Labrador — n'ont aucun plafond en pourcentage du tout, de sorte que les vraies protections là sont la période de préavis et la limite d'une fois par année. CourtStairs répond à des questions comme celles-ci en langage clair, avec des références à la véritable loi de votre province.

Quand un avis de hausse de loyer arrive dans votre boîte aux lettres, les deux questions qui comptent sont simples : ce montant est-il légal, et m'ont-ils donné suffisamment d'avertissement? Parce que le logement est provincial, les deux réponses changent à la frontière entre l'Ontario et le Québec, ou entre la Colombie-Britannique et l'Alberta. Cet article trace la directive 2026 et la période de préavis pour chaque province, et signale les pièges — les exemptions pour les nouveaux immeubles, les augmentations supplémentaires, et les provinces où « de combien? » n'a pas de plafond légal. Pour une vue d'ensemble de ce que votre bail protège, consultez les droits des locataires par province et les règles pour récupérer votre dépôt.

Un plafond ne signifie pas que chaque unité est plafonnéeLa directive de 2,1 % de l'Ontario couvre seulement les unités occupées pour la première fois le 15 novembre 2018 ou avant. Les locations plus récentes peuvent être augmentées de n'importe quel montant avec un préavis de 90 jours. Vérifiez toujours si votre unité se qualifie avant de supposer que vous êtes protégé.

Qu'est-ce qui rend une augmentation de loyer légale au Canada?

Une augmentation de loyer est légale seulement si elle satisfait à trois critères : le montant respecte tout plafond provincial, le locataire a reçu le préavis écrit requis (souvent sur un formulaire prescrit), et au moins 12 mois se sont écoulés depuis la dernière augmentation. Partout où vous vivez, une augmentation de loyer légitime doit satisfaire aux trois mêmes critères — la province établit seulement les chiffres :

  • De combien? Soit une directive annuelle (un pourcentage), soit, dans les provinces sans plafond, aucun plafond du tout.
  • Quel préavis? Un délai minimum de préavis écrit, souvent sur un formulaire prescrit.
  • À quelle fréquence? Presque universellement, une fois tous les 12 mois pour le même locataire — pas d'augmentations consécutives.
2,1 %
Directive de hausse de loyer 2026 de l'Ontario
1,8 %
Directive 2026 du Manitoba — le taux plafonné le plus bas
4
Provinces sans aucun plafond en pourcentage

Tableau par province (2026)

Les chiffres ci-dessous sont les règles générales en vigueur en 2026. Les directives sont réinitialisées chaque année, et les cas particuliers (nouveaux immeubles, logements à but non lucratif ou subventionnés, parcs de maisons mobiles) peuvent différer, alors considérez ceci comme une carte, pas la dernière parole.

Province / TerritoireDirective 2026 (plafond)Préavis avant augmentationUne fois par 12 mois?Loi / organisme de réglementation
Ontario2,1 % (unités occupées pour la première fois le 15 nov. 2018 ou avant; unités plus récentes exemptes)90 jours, Formulaire N1OuiLoi sur la protection des locataires, 2006 (LLT)
QuébecAucun % fixe — formule TAL au cas par cas3–6 mois avant la fin du bailOuiCode civil du Québec, art. 1936–1959 (TAL)
Colombie-Britannique2,3 %3 mois completsOuiLoi sur les relations entre propriétaires et locataires (RTB)
AlbertaAucun plafond3 mois (location à titre locatif)OuiLoi sur la location à usage d'habitation
SaskatchewanAucun plafondJusqu'à 12 mois (location à titre locatif)OuiLoi sur la location à usage d'habitation, 2006 (ORT)
Manitoba1,8 %3 moisOuiLoi sur la location à usage d'habitation (RTB)
Nouvelle-ÉcosseJusqu'à 5 % (plafond jusqu'au 31 déc. 2027)4 moisOuiLoi sur la location à usage d'habitation
Nouveau-BrunswickAucun plafond3 mois (durée fixe) / 6 mois (location à titre locatif)OuiLoi sur la location à usage d'habitation
Île-du-Prince-Édouard2 %3 moisOuiLoi sur la location à usage d'habitation (Bureau des locations à usage d'habitation)
Terre-Neuve-et-LabradorAucun plafond8 semaines (location à titre locatif)OuiLoi sur la location à usage d'habitation, 2018
Territoires (YT/TNO/NU)Aucun plafondGénéralement 3 moisOuiLois territoriales sur la location à usage d'habitation

Quelles provinces plafonnent les augmentations de loyer en 2026?

L'Ontario, la Colombie-Britannique, le Manitoba, l'Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse plafonnent les augmentations annuelles de loyer pour 2026. Quatre d'entre eux se situent près de l'inflation (2,1 %, 2,3 %, 1,8 % et 2 %), tandis que la Nouvelle-Écosse permet jusqu'à 5 %. Cinq provinces publient une seule directive annuelle liée à l'inflation. Pour 2026, ils se regroupent près de 2 % : Ontario 2,1 %, Colombie-Britannique 2,3 %, Île-du-Prince-Édouard 2 %, et Manitoba 1,8 % — la sienne est le taux plafonné le plus bas du pays cette année. La Nouvelle-Écosse est l'exception parmi ceux qui plafonnent : son plafond temporaire des loyers permet des augmentations de jusqu'à 5 % par année et est actuellement législé pour se poursuivre jusqu'au 31 décembre 2027. Dans chaque province qui plafonne, un propriétaire qui veut plus que la directive ne peut généralement pas simplement le facturer — il doit présenter une demande au tribunal pour une augmentation supplémentaire et prouver les coûts comme les réparations majeures ou les augmentations fiscales.

Quelles provinces n'ont pas de plafond sur le loyer?

L'Alberta, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador, et les trois territoires n'ont pas de plafond en pourcentage sur les augmentations de loyer — un propriétaire peut augmenter le loyer de n'importe quel montant avec un préavis approprié. En Alberta, en Saskatchewan, au Nouveau-Brunswick, à Terre-Neuve-et-Labrador, et dans les trois territoires, il y a aucune limite en pourcentage sur la hausse du loyer. Cela surprend de nombreux locataires, mais c'est délibéré — ces législatures ont choisi de s'en remettre au marché plus aux mesures de protection procédurales plutôt qu'au contrôle des prix. Ce qui vous protège toujours est la période de préavis et la règle du une fois tous les 12 mois. Le préavis de la Saskatchewan est inhabituellement long — une augmentation de location à titre locatif peut exiger un préavis écrit de 12 mois — tandis que le Nouveau-Brunswick exige six mois pour les baux à titre locatif et Terre-Neuve-et-Labrador exige huit semaines.

Provinces qui plafonnent (ON, C-B, MB, Î-P-É, N-É)

  • Directive annuelle, généralement près de l'inflation
  • Les augmentations supplémentaires doivent être approuvées par le tribunal
  • Attention aux exemptions pour les nouveaux immeubles

Provinces sans plafond (AB, SK, N-B, T-N-L)

  • Aucun plafond sur le montant en dollars
  • La protection est la période de préavis + la règle d'une fois par année
  • La négociation et le marché sont les véritables limites

Comment le Québec limite-t-il les augmentations de loyer?

Le Québec n'établit pas de pourcentage fixe; plutôt, le Tribunal administratif du logement (TAL) détermine une augmentation équitable à partir des coûts réels de l'immeuble quand un locataire la refuse, et un locataire peut refuser l'augmentation et rester dans l'unité. Le Québec n'a aucun pourcentage fixe non plus, mais pas parce qu'il est inactif. Au lieu d'un plafond, le Tribunal administratif du logement (TAL) utilise un calcul détaillé — basé sur les coûts réels de l'immeuble, les taxes, l'assurance, et les travaux majeurs — pour décider ce qu'une augmentation équitable est quand un locataire la refuse. Les règles se trouvent aux articles 1936–1959 du Code civil du Québec. Une subtilité cruciale du Québec : quand votre bail se renouvelle, un locataire peut refuser l'augmentation proposée et rester, et le propriétaire doit alors présenter une demande au TAL pour faire fixer le loyer. L'avis d'une augmentation doit généralement arriver trois à six mois avant la fin d'un bail à durée fixe — consultez notre analyse approfondie sur les délais de préavis pour hausse de loyer au Québec.

  1. Lisez l'avis attentivementConfirmez le montant, la date d'entrée en vigueur, et — en Ontario, en C-B, à l'Î-P-É et ailleurs — que le formulaire prescrit correct a été utilisé. Un avis défectueux peut ne pas être valide.
  2. Vérifiez le montant par rapport à la directive 2026Dans une province qui plafonne, tout ce qui dépasse la directive a besoin de l'approbation du tribunal. Dans une province sans plafond, concentrez-vous sur le fait que la période de préavis et la règle des 12 mois ont été respectées.
  3. Confirmez le calendrierComptez les jours de préavis et assurez-vous qu'au moins 12 mois se sont écoulés depuis votre dernière augmentation ou le début de la location.
  4. Contestez auprès du tribunal si c'est incorrectPrésentez une demande à la LLT (Ontario), la RTB (C-B), le TAL (Québec), ou le bureau des locations à usage d'habitation de votre province. Une augmentation illégale n'a généralement pas à être payée jusqu'à ce qu'elle soit corrigée.

Augmentations supplémentaires

Même une province qui plafonne n'est pas un gel absolu. La plupart permettent à un propriétaire de demander une augmentation supplémentaire quand il a dépensé beaucoup pour l'immeuble — travaux d'immobilisations majeurs, une augmentation importante de l'impôt foncier, ou des coûts importants de sécurité ou de services publics. Le point clé est que le propriétaire doit présenter une demande et la justifier; il ne peut pas l'imposer en écrivant simplement un plus grand nombre sur l'avis. Si vous recevez une augmentation bien au-dessus de la directive de votre province, c'est un signal pour vérifier s'il existe une demande d'augmentation supplémentaire appropriée — pas une raison de supposer qu'elle est automatiquement valide.

Inscrivez la date de l'avis au calendrierLe délai et le montant sont tous deux faciles à se tromper. Photographiez l'avis, notez le jour où vous l'avez reçu, et comptez en avant — une augmentation qui manque d'un jour de préavis ou d'un dollar au-dessus du plafond peut souvent être contestée.

Pourquoi la variation existe

Les différences ne sont pas aléatoires. Le droit du logement et de la propriété relève directement de la juridiction provinciale, de sorte que chaque législature a tracé sa propre ligne entre protéger les locataires des augmentations abruptes et permettre aux propriétaires de suivre les coûts. L'Ontario, la C-B, le Manitoba, l'Î-P-É et la Nouvelle-Écosse ont choisi des plafonds basés sur des formules; le Québec a intégré un calcul au cas par cas du tribunal dans son code de droit civil; et l'Alberta, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador ont laissé le montant au marché tout en conservant les règles de préavis. La leçon pratique est celle qui se répète dans la loi canadienne : la réponse est provinciale, de sorte que confirmez la règle pour votre adresse avant d'accepter — ou de contester — une augmentation de loyer.

Où CourtStairs s'insère

CourtStairs répond aux questions quotidiennes de location comme « mon propriétaire peut-il augmenter mon loyer de ce montant? » avec des références à la source principale de votre province — la Loi sur la protection des locataires, le Code civil du Québec, ou la loi de votre province sur la location à usage d'habitation — de sorte que vous puissiez lire la règle dans la loi elle-même avant d'agir en conséquence.

Cet article est une information générale, non un avis juridique. Les directives de hausse de loyer, les délais de préavis, et les exemptions varient selon la province, sont mis à jour chaque année, et changent avec le temps, de sorte que confirmez le chiffre actuel par rapport à la loi officielle, votre bureau provincial de location à usage d'habitation, ou un avocat ou un défenseur des locataires avant d'en dépendre.

Sources citées

Foire aux questions

De combien un propriétaire peut-il augmenter le loyer au Canada en 2026?

Il n'y a pas de limite nationale — cela dépend de votre province. Les provinces qui plafonnent le loyer établissent une directive annuelle pour 2026 : Ontario 2,1 %, Colombie-Britannique 2,3 %, Manitoba 1,8 %, Île-du-Prince-Édouard 2 %, et Nouvelle-Écosse jusqu'à 5 %. L'Alberta, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador n'ont pas de plafond en pourcentage, de sorte qu'un propriétaire peut augmenter le loyer de n'importe quel montant avec un préavis approprié.

Quel préavis un propriétaire doit-il donner avant d'augmenter le loyer?

Habituellement trois mois ou plus, mais cela varie selon la province. L'Ontario et la Colombie-Britannique exigent trois mois complets, la Nouvelle-Écosse exige quatre mois, et la Saskatchewan peut exiger jusqu'à douze mois pour une location à titre locatif. Presque partout, le loyer ne peut être augmenté qu'une fois tous les 12 mois pour le même locataire.

Mon propriétaire peut-il augmenter le loyer autant qu'il le veut?

Seulement dans les provinces sans plafond sur le loyer — actuellement l'Alberta, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador, et les territoires. Là, le montant n'est pas limité, bien que le propriétaire doive toujours donner le préavis écrit requis et généralement attendre 12 mois entre les augmentations. Dans les provinces qui plafonnent le loyer, l'augmentation ne peut pas dépasser la directive annuelle à moins que le tribunal n'approuve une augmentation supplémentaire.

Le plafond du loyer s'applique-t-il aux nouveaux immeubles?

Pas toujours. L'Ontario exempte les unités occupées pour la première fois après le 15 novembre 2018 de la directive, de sorte que de nombreuses locations plus récentes n'ont pas de plafond sur l'augmentation. D'autres provinces appliquent leur directive plus largement. Vérifiez si votre unité se qualifie pour le plafond avant de supposer que la directive vous protège.

Que puis-je faire si mon augmentation de loyer est trop élevée ou le préavis est incorrect?

Vous pouvez le contester devant le tribunal des loyers de votre province — la LLT en Ontario, la RTB en Colombie-Britannique, le TAL au Québec, ou le bureau des locations à usage d''habitation de votre province. Une augmentation qui dépasse le plafond, omet le formulaire requis, ou donne un préavis insuffisant n'est généralement pas valide, et vous n'aurez peut-être pas à la payer jusqu'à ce qu'elle soit corrigée.

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